VIOLENCE – TERRORISME – TERREUR : QUEL DOIT ÊTRE MON COMPORTEMENT ?

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Auteur : Samuel BOADA


INTRODUCTION

Quel devrait être mon comportement face aux violences actuelles ? En premier lieu, ne pas être surpris, ne pas être troublé. Dans les derniers enseignements de Jésus-Christ à ses apôtres, la liste concernant les signes des derniers temps est longue. Arrêtons-nous un instant sur Matthieu 24.6 : « gardez-vous d’être troublé, il faut que ces choses arrivent ». Ainsi, le trouble peut venir de :

1) Des autres : « Non pas qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. » (Galates 1.7) ;
2) De soi-même : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » (Jean 14.1) ;
3. D’événements voulus par Dieu : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » (Matthieu 24.6).

Puis, le Seigneur ajoute « [...] Il faut que ces choses arrivent [...] guerres, conflits, famines, tourments, persécutions, fausses prophéties (Mt. 24.6-11). Bien d’autres passages dans l’Ancien et le Nouveau Testament annoncent ces troubles à venir. Aussi, cela est INÉVITABLE : tout s’accomplit aux temps voulus par Dieu (Habakuk 2.3-4).


1ère partie : INGÉNIEUX AU MAL - INSENSIBLE - ZELE EXCESSIF

1. Ingénieux au mal

Nous savons que cette violence qui conduit à la méchanceté existe depuis des siècles (Genèse 6.5). Mais il faut reconnaître que durant ce dernier siècle, cela s’est amplifié, accéléré et est devenu de plus en plus cruel. Pourquoi ? Dans la lettre que l’apôtre Paul envoie à l’église de Rome, il décrit l’humanité et le comportement de l’homme. Entre autres, il dit en Romains 1.30 que les hommes sont « [...] remplis de méchanceté, plein d’envie, meurtre [...] INGÉNIEUX AU MAL ». Il semblerait que la traduction la plus fine serait  «inventeur du mal ». Je crois que cette constatation est évidente depuis des dizaines d’années. Il faut chercher le moyen pour tuer le plus grand nombre de personnes, afin qu’il y ait le plus grand nombre de victimes. Le paradoxe est qu’il existe des laboratoires qui font des recherches 24/24 heures pour guérir et sauver des gens, tandis que d’autres laboratoires clandestins font des recherches sur ce qui va tuer, meurtrir le plus grand nombre de personnes.

2. Insensibles

Un autre comportement prophétisé par Paul, poussé par le Saint-Esprit, est l’insensibilité (2 Timothée 3.1-3) : « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles, car les hommes seront [...] blasphémateurs [...] INSENSIBLES. » Il s’agit donc de personnes qui ne ressentent ni n’éprouvent plus de réaction à l’encontre du mal, de la douleur, ou de la mort. Je crois que la surdose de nouvelles, d’informations, et de reportages par les médias peut devenir un piège pour nous qui les regardons. Qui dit insensibilité, dit peu à peu endurcissement, aveuglement, et finalement indifférence.

3. Radicalisation

Dans la Bible, Dieu nous parle de différents zèles. Nous pouvons servir le Seigneur avec un zèle sans intelligence (Romains 10.2) ou avec un zèle amer (Jacques 3.16). Il y est également parlé d’un zèle excessif (Gal. 1) et du zèle de paix concernant l’Évangile (Eph. 6.15). Arrêtons-nous sur ces deux formes de zèle, pour essayer de comprendre ce qui se déroule dans ce monde de violence, dû entre autres à une pratique de la religion sans sagesse.

On parle de RADICALISATION. Ce mot qui vient de « Racine » démontre que telle religion peut soudain devenir très exigeante dans ses fondamentaux. La personne va devenir résolue, déterminée, imperturbable devant toute autre conviction, jusqu’à dire que l’on peut tuer au nom de Dieu (Jean 16.2).

Prenons l’exemple de l’apôtre Paul qui se décrit en Galates 1.14 comme « animé d’un zèle excessif ». Cela l’a conduit à avoir (il le déclare lui-même) un zèle de persécuteur envers l’église (Philippiens 3.6), à respirer la menace, le meurtre (Actes 9.1), à devenir un blasphémateur, un persécuteur, et un homme violent (1 Timothée 1.13). Saul était intègre, entier, mais obéissait à une religion.

Certes, Dieu veut que nous soyons des « intégristes » dans le bon sens du terme, mais tout entier à Lui, sans partage (Deutéronome 30.6 ; Marc 12.30 Deutéronome 18.13), afin de le servir avec un zèle de paix, car :

1) l’Évangile est un Évangile de Paix (Éphésiens 6.15) ;
2) c’est une bonne nouvelle (Luc 2.10 ; Matthieu 9.35) ;
3) le Seigneur Jésus-Christ est le Prince de la Paix (Esaïe 9.5).


2ème partie : NOTRE COMPORTEMENT

D’abord devant la description que Dieu fait de nous, le Seigneur établit que nous sommes des incapables et des incompétents. Donc...

1) Il faut faire appel au Seigneur

Sans Christ, ni moi ni vous ne pouvons rien faire (Jean 15.4). Je vous rappelle que c’est le passage du cep, du vigneron, et des fruits.

2) Il faut vivre selon l’Esprit

Sans l’Esprit de Dieu en nous (Galates 5.20), nous ne pourrions que produire des fruits de la chair, de l’animosité, des disputes, des divisions, des l’envies, et des querelles : tout cela conduira nécessairement au conflit.

Par contre si nous sommes conduits par l’Esprit (v. 18), si nous marchons selon l’Esprit (v. 16), et si nous vivons selon l’Esprit (v. 25), nous ne pouvons que produire de l’amour, de la joie, de la paix, de la bonté, de la douceur et de la maîtrise de soi (v. 22)

3) Il faut combattre avec des armes spirituelles

Selon les Écritures, il nous faut combattre avec les armes spirituelles, et non avec des armes charnelles ou terrestres (2 Corinthiens 10.4 ; Éphésiens 6.13 à 17). Ces armes viennent de l’armurerie du ciel et non d’une armurerie terrestre. C’est alors que nous pourrons avoir le comportement voulu de Dieu .

Romains 12 nous rappelle d’être :

+ Attaché au bien (v. 9) ;
+ Patient dans l’affliction (v. 12) ;
+ De bénir ceux qui me persécutent (v. 14) ;
+ De ne pas maudire (v. 14) ;
+ De ne pas rendre le mal par le mal (v. 17) ;
+ De rechercher ce qui est bien devant tous les hommes (v. 17) ;
+ D’être en paix avec tous les hommes (v. 18) ;
+ De donner à manger à son ennemi (v. 20)  ;
+ De donner à boire à son ennemi (v. 20)
+ De ne pas se laisser vaincre par le mal, mais de le surmonter par le bien et surtout, de ce souvenir de ne pas nous venger nous-mêmes, car la vengeance APPARTIENT à DIEU (v. 19).

Je pense à un dernier récit établi par Dieu. Pierre, le réactionnaire par excellence, celui qui s’emportait facilement, fut poussé par l’Esprit de Dieu à se souvenir du comportement de Jésus-Christ qu’il a accompagné pendant trois ans. Ainsi, il déclare en 1 Pierre 2.18-24 que :

+ C’est une grâce de supporter des afflictions (v. 19) ;
+ Qu’il faut supporter la souffrance quand on a fait le bien (v. 20) ;
+ Que nous devons prendre l’exemple sur Christ (v. 21) ;
+ Qu’il n’y ait pas de fraude dans notre bouche (v. 22) ;
+ Que nous ne disions pas d’injure (v. 23) ;
+ Que nous n’employions pas de maltraitance (v. 23) ;
+ Que nous ne faisions point de menace (v. 23).

N’oublions pas que le monde est sous l’emprise du diable (1 Jean 5) et que le Seigneur nous a « arrachés » de ce siècle présent (Galates 1.4) pour nous placer dans le royaume de la lumière (Actes 26.18).

« Afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. » (Actes 26.18)