LA RECONNAISSANCE

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Auteur : Emmanuel FISCHER


Col. 2.7 : « étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. »
Col. 3.15 : « Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants. »

Nous voici à l’aube d’une nouvelle année. 2017 vient de s’envoler avec ses joies, ses pleurs et peut-être parfois ses découragements. Mais tout cela ne freine pas notre élan pour le Seigneur. Nous voulons relever nos manches et nous plonger à nouveau corps et âme dans nos ministères respectifs.

Pourtant, il serait bien de s’asseoir quelques instants, tout simplement pour faire un effort de mémoire. Regardons en arrière, et contemplons le plan et l’œuvre de Dieu dans nos vies. Oui, être reconnaissant demande une énergie particulière. Il faut prendre le temps d’analyser, voire de disséquer toutes ces bénédictions divines dont nous fumes les heureux bénéficiaires.

1) Pourquoi être reconnaissant ?

Que ce soit au travers de l’exemple des psalmistes, de l’apôtre Paul, voire de Jésus lui-même, la Bible nous appelle à être reconnaissants. C’est un des devoirs fondamentaux du chrétien. C’est même un impératif, puisque Dieu nous demande d’abonder en actions de grâce (Col. 2.7).
Le chrétien a ses « obligations » à l’encontre de son Dieu. Si ce dernier nous a tout donné, il est évident que nous voulons le remercier pour ses bienfaits. Sans reconnaissance, le chrétien s’aigrit. Mais celui qui sait reconnaître l’action du Seigneur dans sa vie, celui-là se réjouit.

Il n’est pas facile d’être reconnaissant. Nous l’avons dit, c’est un effort. Pour cela, il faut prendre conscience de ce que Dieu fait pour nous. « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. » (Jq. 1.17). Le Seigneur m’offre ce qui a de meilleur ! Le chrétien est donc tout simplement comblé en Christ.
Il s’agit également de n’oublier aucun des bienfaits de Dieu, comme nous le rappelle David : « Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » (Ps. 103.2). C’est prendre le temps de contempler tous les détails des bénédictions passées. Nous disons « merci » souvent très vite, simplement comme une formule de politesse. Dieu désire des actions de grâce authentiques, qui viennent d’un cœur sincère, une âme qui a su examiner une à une ces bénédictions divines.
Comme notre corps a besoin de vitamines, notre âme à besoin des vitamines que confère la reconnaissance. Dire merci à Dieu rend tout simplement heureux.

2) Quelques sujets de reconnaissance

Bientôt nous passerons l’éternité à louer notre Dieu. Pourquoi ne pas commencer à s’échauffer ici bas ? Car des sujets de reconnaissance, il y en a beaucoup ... pour celui qui cherche bien.
Soyons reconnaissants pour la grâce de Dieu. Celui qui autrefois était condamné à mort à cause de ses péchés profite aujourd’hui du pardon de Dieu. Que cette croix salvatrice remplisse notre cœur d’un grand « merci » !
Remercions également le Seigneur pour les familles qu’il nous a données. D’abord pour notre épouse et nos enfants, voire nos petits-enfants. Mais aussi pour cette belle famille spirituelle qu’est l’Église, les chrétiens et leur foi (Rom. 1.8).
Disons aussi merci pour les soins physiques et spirituels, pour le soutien divin dans les combats du quotidien. Réalisons également que nos frigos n’ont jamais manqué de nourriture, ni nos armoires de vêtements. Le Seigneur a promis qu’il prendrait soin de nous, et il agit chaque jour (Mt. 6.25-27).

Remercions également Jésus-Christ pour son assistance dans notre vie chrétienne. Combien de choix difficiles et de sagesse avons-nous réclamés au Tout-Puissant ? Combien de fois le Seigneur a renouvelé nos forces et offert son pardon ?
Et puis, levons nos mains pour adorer notre Dieu lorsqu’il répond à nos prières. Jésus rendit grâce à son Père lorsqu’il l’exauça en ressuscitant Lazare (Jn. 11.41). Qui sommes-nous pour ne pas agir de même ? Mais il faut savoir remercier Dieu pour ses exaucements, comme pour ses refus ... ou ses longs silences !
Il existe tant de sujets de reconnaissance. À nous de les dénicher et de les présenter à Dieu.

3) Les effets de la reconnaissance

Oui, vivre reconnaissant a un impact positif sur la vie du chrétien. Autrefois, David dansait devant l’arche de l’alliance à son retour à Jérusalem (1 Chro. 15.29). Sa reconnaissance était visible. Certes, nous ne danserons pas forcément, mais notre attitude au quotidien en dira long sur notre reconnaissance.
Cette vie reconnaissante devait être contagieuse et conduire les autres à remercier Dieu. C’est aussi une manière d’évangéliser !

Un autre effet de la reconnaissance conduit le chrétien à glorifier son Dieu. Comme le dit le psalmiste : « Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie. » (Ps. 50.23a). Savoir dire « merci » met en évidence la personne de Dieu, ses attributs, son amour, sa puissance et sa justice. C’est élever Dieu à sa juste position ; ainsi, la reconnaissance se transforme en adoration.

Rappelons que le manque de reconnaissance est un motif de condamnation (Rom. 1.21). L’incrédule imagine que tout vient de lui et par lui, du moins jusqu’à ce qu’il rencontrera son Créateur ! Le monde refuse de reconnaître les bienfaits de Dieu et ce manque de reconnaissance conduit toutes ces âmes vers les ténèbres. C’est pourquoi, pour se démarquer du monde, le chrétien se doit de vivre reconnaissant. Autrement, il serait injuste à l’égard de son Sauveur. La reconnaissance glorifie Dieu, mais remplit aussi de joie celui qui sait remercier.

Pour finir

Saviez-vous que la reconnaissance est bonne pour la santé ? Effectivement, elle permet de vivre dans la vérité : celle qui nous rappelle que tout vient de Dieu. Elle permet aussi de vivre dans l’obéissance du Seigneur qui ne produit que de la joie dans le cœur. Et enfin, l’action de grâce élève surtout le Créateur tout en humiliant l’homme. Il retrouve ainsi sa place et cela le rend d’autant plus heureux.
Aussi, réalisons qu’il est préférable d’être reconnaissant pour notre bien-être, mais aussi pour glorifier quotidiennement notre Dieu.